LTNo

Décidément ma mémoire me joue des tours. J’étais persuadé d’avoir chroniqué le concert de LTNo à La lune des pirates d’Amiens début décembre. Vérification faite, il s’avère que je n’ai écrit ce billet que dans ma tête, je vais donc m’empresser de réparer cet oubli en me servant des souvenirs que j’en ai.

Un trajet difficile

Rien que le trajet vaux le détour. Je pars directement de mon travail après une journée bien chargée pour Amiens qui est située à 80km de Lille, où j’habite. N’ayant jamais mis les pieds dans cette ville, je m’arme d’un plan glanné sur Mappy. Le problème est que j’étais seul pour rouler et lire le plan. Vous ajoutez à cela un plafonnier qui refuse de s’allumer et une nuit noire pour obtenir un gars perdu dans une ville inconnue à 20H30, l’heure de début du concert.

Définitivement perdu, je décide de demander de l’aide au premier passant venu. Seulement à cette heure là par le froid qu’il faisait, l’autochtone ne courait pas les rues. Finalement je trouve un gars qui attendait le bus. Je lui demande « Bonsoir, savez vous où se trouve le quai Bélu s’il vous plait ? » et là le gars me répond « Loin ! » sans plus d’explication. En y regardant de plus prêt je m’apercois que je ne suis pas tombé sur la lumière de la ville. Après pas mal de difficulté à faire des phrases compréhensive ce monsieur, au demeurant très serviable, finit par m’indiquer une direction en me repétant que c’était loin. C’était toujours ça de pris. Finalement, et après avoir demandé mon chemin à un sympatique pompiste, j’arrive à la salle de concert avec 30 minutes de retard. Heureusement l’organisation du concert à pris encore plus de retard que moi.

Une première partie # *@$%§

Pourtant ça avait bien commencé, très bien commencé même. Le premier morceau était très expérimental, avec de la guitare jouée à la Godspeed You! Black Emperor avec une base d’indus rythmique. C’était bon, vraiment bon. Le second morceau commenca dans la même veine avant de dériver vers ce qui allait malheureusement constituer tout le reste du concert. A savoir un guitariste qui joue très vite avec une distortion gradingue dont ne voudrait même pas Neil Young (et c’est pas peu dire), un gars sur un PC qui passe des boucles d’indus rythmique (le seul truc vraiment interessant du groupe) et enfin un chanteur qui est un croisement de moine boudhiste pour le chant et de psychopate en pleine crise pour la gestuelle.

Je n’aime pas dire du mal d’artistes surtout quand ils sont sincères, ce qui était sans doute leur cas. Mais là c’était vraiment trop un brouhaha inextricable de n’importe quoi maquillé en expérimentation branchouille. Pourtant mes goûts, plus que larges, comprennent des tas de trucs expérimentaux, étranges, bruitistes, mes proches pourront vous le confirmer … à leur grand désespoir. 😉

Un LTNo en grande forme

Le côté super sympa de cette salle est que tout y est très artisanal. J’étais par exemple assis juste à côté de la table de mixage, et la scène ne possèdant pas de coulisse, les groupes devaient arriver par une porte située au fond de la salle, la traverser puis monter sur scène depuis la fosse. Je n’avais encore jamais vu ça malgré un bon paquet de concerts à mon actif.
Lors de la balance, j’ai été très surpris de ne voir aucun clavier et très peu de machines. Je savais que contrairement au premier album, le second était très rock mais tout de même. Je m’attendais au pire … qui n’arriva pas fort heureusement.

Malgré l’utilisation de vrais instruments, le groupe a su jouer avec force et brio même les morceaux les plus électroniques du premier album avec une mention spéciale pour Dr Norton I Am Not Feeling Well.
Je dois même avouer avoir redécouvert certains morceaux sous un jour tout à fait nouveau et intéressant. De plus la présence discrète mais efficace d’un DJ apportait un vrai plus notamment sur la reprise hallucinante de la chanson Boys Boys Boys, chantée à l’origine par Sabrina.
Le public bien que peu nombreux était très réceptif. Il faut dire qu’au niveau jeu de scène Emmanuel sait y faire avec son look et sa gestuelle de dandy androgyne et décadant.

Un retour pas beaucoup plus facile que l’aller

Pour finir la soirée en beauté, je ne prend pas le même chemin qu’à l’aller. Je me retrouve perdu en plein campagne dans un brouillard à couper au couteau quand tout à coup au milieu de nulle part je vois des lumières clignotantes bleues me foncer dessus. En fait il s’agissait de motards de la Gendarmerie Nationale qui précédaient un convoi exceptionnel transportant des éléments du nouvel A380.

J’arrive finalement à bon port, éreinté mais content de ma soirée et prêt à recommencer dès que l’occasion se representera.

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4 réponses à LTNo

  1. W!ll dit :

    On aurait pu y aller ensemble…je voulais y aller mais j’?tais tous seul…

  2. JMF dit :

    Mince je n’ai absolument pas pens? que ?a t’aurais branch?. Moi aussi j’ai h?sit? mais j’en ai marre de manquer des concerts parce que personne ne veux y aller avec moi donc maintenant je me motive et puis c’est tout.

  3. capitaine furieux dit :

    slt c’est pas Sandra mais Sabrina gros sein la chanteuse de boy boyboy enfin bon … pas tr?s grave +++

  4. JMF dit :

    Merci de m’avoir fait remarquer cette confusion. 🙂

    C’est rectifi?.

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