Lessive et marketing

Ce matin je suis allé faire des courses. Rassurez vous je vais vous passer mes hésitations entre le surimi Fleury Michon et le surimi premier prix. En revanche je voudrais vous parler du rayon lessive. Un peu déçu de la lessive Auchan de base qui lave moyennement, il faut bien le reconnaitre, et surtout dont le packaging a dû être conçu par le Gilbert Montagné du design, je me suis mis en quête d’une autre lessive à tester.

J’ai tout d’abord été interpellé par une lessive dont j’ai finalement oublié le nom. La moitié inférieure de son étiquette proclamait fièrement « Pour tout achat de ce produit, un don sera fait à la Croix Rouge ». A priori l’idée est bonne mais comme toujours avec nos amis marketeux, il faut lire les astérisques. En l’occurence on y apprenait que ce généreux don s’éléve à 10 centimes. Pour un produit vendu 15,20 €, je trouve ça vraiment mesquin.

Je me suis donc mis à la recherche d’une autre lessive répondant à mes critères: pas trop onéreuse, plutôt efficace … qui ne me prend pas pour un portefeuille décérébré. Mon choix s’est finalement porté sur Omo liquigel fraicheur vivifiante. Elimine 99 types de tâche. Satisfait ou remboursé disait l’étiquette.

Une fois arrivé chez moi, comme un enfant qui vient de déballer son premier GI Joe, je me suis empressé de remplir ma machine à laver afin de tester cette fameuse lessive. Adepte du RTFM, je commence par lire bien consciencieusement l’étiquette qui préconise de mettre 60 ml de lessive pour mon lavage. J’attrape le bouchon et là surprise, celui-ci n’est pas gradué. En lisant l’étiquette plus attentivement je m’aperçoit qu’il faut utiliser la boule doseuse. Mais où qu’elle est-elle la bouboule ? Un jeune sauvageon me l’aurait-il perfidement subtilisée ? De mémoire il n’y avait pas de boule doseuse sur aucun des flacons dans le magasin. Finalement en décryptant quelques pictogrammes habilement camouflés dans le visuel, j’apprend que pour obtenir la fameuse boule doseuse il me faut téléphoner à monsieur Omo. Le numéro n’est pas surtaxé mais cela veux dire pas mal de choses qui ne sont pas mais alors pas du tout à mon goût:

  • je ne peux pas faire de lessive, dans des conditions normales, avant d’avoir reçu la boule. Renseignements pris il faut compter 3 à 4 jours pour la recevoir.
  • je dois payer en plus du produit une communication téléphonique ce qui s’apparente à un coût caché.
  • je dois forcément donner mon nom et mon adresse. Ces informations conjuguées au produit que j’ai acheté peuvent être utiles à des fins marketing. On m’a cependant assuré que ça ne sera pas le cas et que ces données ne sortiront pas de la société, à savoir Unilever. En même temps ça représente tellement de marques que ma boîte aux lettres pourrait déborder rien qu’avec cette société.

Résultat des courses j’ai appellé monsieur Omo. Il devait encore être au café parce que je suis tombé sur madame Omo qui était ma fois fort sympathique mais ça n’empêche que je vais devoir faire au pifomètre pour les 3 à 4 jours qui viennent alors qu’il aurait été si simple de graduer le bouchon comme on faisait auparavant. Foutus marketeux !

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