Une légende de 62 ans

Hier soir j’ai passé la soirée avec une légende. Pas une de ces légendes préfabriquées, castées à souhait pour plaire à la fois à la mégère de moins de 50 ans (mais bien plus de 50 kilos) et à l’adolescente prépubère maquillée comme une voiture volée. Je ne sais pas si vous avez déjà eu cette chance. C’est assez irréel de voir devant vos yeux un type dont vos avez écouté les morceaux des dizaines de fois, qui rentre sur scène et se met à jouer ces morceaux, là, devant vous. Paul McCartney, parce que c’est de lui qu’il s’agit, était bien là hier soir en chair et en os au Stade de France.

Une première partie pour le moins barrée !

En attendant que le concert commence nous faisons des pronostiques sur la première partie et si même il y en aurait une. J’avais vu les Stereophonics l’an passé en première partie des Rolling Stones et j’espérais donc ne pas réitérer ce genre de première partie navrante. Tout à coup une bande de joyeux drilles aux costumes bariolés sont apparus sur scène au son d’un mix techno ébauché par un DJ au chapeau façon Elton John. Leur prestation mélait costumes médiévaux, danse hip-hop, acrobaties, funambulisme et clowns. C’était assez surréaliste, surtout quand on voit la moyenne d’âge, pour le moins élévée, du public de Paul McCartney.

En revanche ce qui était vraiment bien c’est qu’à un moment une bannière genre tapisserie médiévale est arrivée portée par des danseurs. Celle-ci masquait le fond de la scène quand tout à coup au milieu d’une chorégraphie anodine la bannière s’est écartée révélant Paul McCartney et ses musiciens qui ont démarré le spectacle immédiatement. La surprise fut totale et vraiment agréable.

C’est avec les vieux rockers qu’ont fait les meilleurs concerts

Macca, pour les intimes, a beau avoir soufflé ses 62 bougies il y a une semaine, il conserve une énergie et un charisme impressionant. C’est tellement vrai que dès les premières notes, la foule qui se trouvait sur la pelouse, bien sagement assise dans ces sièges numérotés à couru comme un seul homme vers la scène créant un imbroglio tel que la sécurité n’a même pas tenté de faire quoi que ce soit. Dommage pour ceux qui avaient payé moitité plus chère leur place. Il en auront profité 10 secondes.

Les succès des Beatles et de Paul en solo ou avec les Wings se sont enchainés. Ce n’était que du bonheur, exécuté par des musiciens de haut vol dont son incroyable batteur déjà vu derrière Johnny et un paquet d’autres stars internationales. Au rayons classiques nous avons eu le droit à All My Loving, Michelle, Drive My Car, Lady Madonna, Hey Jude, Yesterday, Let it Be et un Live And Let Die apocalyptique.

Voici la liste complète des titres joués avec entre parenthèse l’instrument dont jouait Paul McCartney :

  • Jet (basse)
  • Got To Get You Into My Life (basse)
  • Flaming Pie (basse)
  • All My Loving (basse)
  • Let Me Roll It / Foxy Lady (guitare)
  • You Won’t See Me (guitare)
  • She’s A Woman (basse)
  • Maybe I’m Amazed (piano)
  • The Long and Winding Road (piano)

Partie acoustique :

  • In Spite of All Danger (Paul seul à la guitare)
  • Blackbird (Paul seul à la guitare)
  • We Can Work It Out (Paul seul à la guitare)
  • Here Today (Paul seul à la guitare, dédiée à John Lennon)
  • All Things Must Pass (guitare, dédiée à George Harrisson)
  • Yellow Submarine (guitare, ironiquement dédiée à Ringo Star)
  • I’ll Follow the Sun (guitare)
  • For No One (piano)
  • I’ll Follow the Sun (piano)
  • Calico Skies (guitare)
  • I’ve Just Seen a Face (guitare)
  • Michelle (guitare)
  • Eleanor Rigby (guitare)
  • Drive My Car (basse)
  • Penny Lane (basse)
  • Get Back (basse)
  • Band On the Run (basse)
  • Back in the USSR (basse)
  • Live and Let Die (piano)
  • I’ve Got a Feeling (guitare)
  • Improvisation de Paul (piano)
  • Lady Madonna (piano)
  • Hey Jude (piano)

Premier rappel :

  • Yesterday (guitare)
  • Let It Be (piano)
  • I Saw Her Standing There (basse)

Second rappel:

  • Helter Skelter (basse)
  • Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band / The End (guitare)

Un gros mauvais point

Le programme du stade de France disait Aujourd’hui, Paul McCartney, est un homme heureux. Celui qui a défié toutes les épreuves imposées par la vie assure ne chanter et faire des tournées que pour le plaisir. Je suis tout disposé à le croire mais j’aimerais alors qu’on m’explique pourquoi le programme officiel de la tournée est vendu 15 €, les affiches 5 €, les t-shirts de 30 à 45 € et les sweat-shirts 75 €. Quand on ajoute à cela le prix de la place (50 à 135 €), cela commence à faire vraiment beaucoup pour un simple concert, fut-ce d’une légende.

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3 réponses à Une légende de 62 ans

  1. Sypeth dit :

    Ah la la, combien aurait r?v? d’?tre ? notre place, voir pr?s de 40 000 personnes chanter Let it be ou encore Yesterday, il avait beau en manquer 3, pour moi c’?tait bel et bien les Beatles que je suis all?e voir… et que j’ai vu!

  2. YoGi dit :

    Tu veux sinc?rement connaitre la r?ponse sypeth ? 😉

    j’ose imaginer le prix de la bi?re.

  3. JMF dit :

    Si mes souvenirs sont bon, ?a devait ?tre 5?50 les 50cl de Stella Artois SANS ALCOOL. Eh oui ?a reste un stade. :/

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