Bis repetita

Ce matin j’ai pris mon courage à deux mains et je suis allé faire une prise de sang. Je n’avais pas vraiment peur parce que je savais ce qui allait se passer : j’allais tomber dans les pommes comme à chaque fois. Oui c’est ridicule à mon âge. J’en ai bien conscience, mais c’est plus fort que moi. Je ne supporte pas la vue du sang, ni même son évocation trop marquée.

En même temps j’étais bien décidé à tout faire pour que cela ne se passe pas comme d’habitude. En effet j’ai une caractéristique assez gênante quand je tombe dans les pommes : je suis particulièrement violent au réveil parce que ma vue et mon ouïe sont déformée. Je ne comprend pas ce qui se passe, je sens simplement qu’on m’attrape et je me débat très fortement. J’ai choqué une infirmière qui avait 20 ans de métier alors que je l’avais prévenue. « J’en ai vu d’autres » m’avait-elle répondu, apparemment pas assez. Et je ne vous parle pas de la réaction de ma douce et de ses parents quand je me suis écroulé sur mon beau-père en plein repas alors qu’on regardait Urgences.

Donc ce matin j’ai tenté une nouvelle approche : j’ai écris un texto pendant que la charmante infirmière faisait son travail. Résultat, même pas de sensation de malaise. Rien. Que dalle. Nada. Niet. Elle a dû me dire « c’est bon monsieur, c’est terminé ». Je continuais mon texto tranquillement alors si vous êtes comme moi, je vous recommande cette technique.

Par contre ce qui est moins drôle c’est que cette après-midi alors que je me croyais débarrasé, je reçois un coup de fil de mon médecin qui me dit « vous avez un taux anormalement élevé de truc muche. Il faudra passer lundi chercher une ordonnance pour refaire le test ». Et paf, je me croyais tranquille et moins de 10 heures plus tard j’ai une autre prise de sang prévue. Enfin ça me permettra de confirmer l’efficacité de ma méthode. J’envoie un texto à qui ce coup-là ?

Mise à jour :

Voilà c’est fait ! J’ai été au laboratoire pour ma prise de sang et tout s’est très bien passé. Pourtant j’avais fait exprès de mettre tous les risques de mon côté. J’ai peu dormi cette nuit, peu déjeuné, j’y suis allé à pied (15 bonnes minutes) et pour couronner le tout il faisait assez chaud. Et bien le résultat est là : pas la moindre sensation de malaise.

Ce contenu a été publié dans Humeur. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

10 réponses à Bis repetita

Les commentaires sont fermés.