Vive les implémentations propriétaires

Clubic souligne une manifestation du danger qu’il y a à se détourner des standards au profit d’une implémentation propriétaire.

L’histoire est malheureusement d’une banalité affligeante. La Française des jeux développe un site en utilisant la machine virtuelle Java de Microsoft et non celle de Sun, le créateur de Java. Bien entendu comme toujours, Microsoft a implémenté un standard de telle sorte qu’il est globalement compatible avec le-dit standard mais pas totalement. Sun intente un procès à Microsoft pour cette implémentation volontairement incompatible et destiné à entraver la diffusion du langage de programmation. Microsoft est logiquement condamné à retiré sa machine virtuelle de ses systèmes d’exploitation ainsi que de son site web. La machine virtuelle incriminée a disparue de la face du monde. Tout le monde est donc satisfait.

Enfin presque tout le monde. Comment vont faire les utilisateurs du site de la Française des jeux qui n’ont pas cette machine virtuellement installée et qui ne peuvent plus se la procurer ? Voilà une nouvelle illustration du danger qu’encourent les sociétés qui préfèrent baser leur avenir sur des technologies propriétaires plutôt que sur des standards ouverts. Une société peut toujours être contrainte à faire marche arrière par la justice, mettre la clé sous la porte voire tout simplement décidé que cela ne rentre plus dans ses projets et faire disparaitre un produit ou une technologie.

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