Faut-il des cours de rattrapage aux journalistes ?

Durant mes modestes études, j’ai eu l’occasion de suivre quelques cours de droit. J’y ai notamment étudié le cycle de vie d’une loi. Dans mes souvenirs, une loi doit être promulguée par le président de la République, puis doit paraître au Journal Officiel. Elle a alors valeur légale et entre en vigueur.

Notre président ayant promulgué la loi sur l’égalité des chances le 31 mars dernier et cette loi ayant été publiée au Journal Officiel le 2 avril, elle est donc en vigueur depuis maintenant 2 semaines. Le CPE fait l’objet de l’article 8 de cette loi et n’a pas été retiré du texte promulgué. Il a donc lui aussi valeur légale quoiqu’en disent Jacques Chirac et Jean-Louis Borloo.

Très surpris de n’avoir vu aucun journaliste ni aucun opposant au CPE soulever ce point très important, j’ai fini par douter de mes notions de droit. Heureusement, l’indispensable Maître Eolas s’est fendu d’une série de billets clarifiant la situation. Mon intuition était donc bonne : il est légalement possible de signer des CPE depuis 15 jours.

Comment se fait-il que nos médias, pourtant pourvus de services juridiques, n’aient pas dénoncé cette manipulation éhontée de notre président de la République pour sauver l’honneur de son Premier Ministre ?

Ce contenu a été publié dans Nimportenawak. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

3 réponses à Faut-il des cours de rattrapage aux journalistes ?

Les commentaires sont fermés.