Mon quart d’heure utopique

Durant mon parcours scolaire, avant d’étudier l’informatique j’ai passé un bac économique dont il me reste quelques connaissances. J’y ai notamment appris que l’Homme, au niveau macro-économique, est incapable de choisir un produit sur un autre critère que son prix.

Quand on regarde l’éventail des produits offerts à la vente, on s’aperçoit très rapidement que les produits respectueux de l’environnement sont généralement un peu, voire beaucoup, plus chers que ceux qui ne le sont pas. Pourquoi cela ? Parce que ces derniers utilisent souvent des pesticides, des produits chimiques, des métaux lourds ou des méthodes de production très polluantes très afin de limiter les pertes lors de la production. Le combat semble donc perdu d’avance car le consommateur allant au moins cher, les produits « propres » n’ont aucune chance de prendre des parts de marché significatives aux produits « sales ».

Que faire alors ? Se résigner et espérer que ses arrières-petits enfants n’auront qu’une paire de bras ? Pourquoi ne pas plutôt partir de ce constat économique puisqu’il est (encore plus) utopique de le modifier et en faire la base d’un nouveau système où le prix d’un produit inclurait les coûts environnementaux induits (production, utilisation, élimination) ?

Ainsi, on rééquilibrerait les choses et les produits « propres » serait de fait plus compétitifs que les autres. Le consommateur n’aurait donc pas à être militant pour les plébisciter. Un peu de bon sens serait suffisant pour les préférer.

J’ai conscience tout ceci est un brin utopiste mais après tout il suffit d’une volonté politique pour que ça change. Le coût environnementaux des produits « sales » n’est pas supporté par les consommateurs mais elle l’est par la communauté au sens large et donc par tous, même si c’est de manière détournée. Alors pourquoi ne pas le faire de manière plus transparente et rationnelle ? A moins que cela ne dérange des industriels jamais avares quand il s’agit de financer une campagne électorale …

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