Les délinquants ne sont pas toujours ceux que l’on croit

Ils ont beau être assermentés, cela n’empêche pas certains CRS de raconter des balivernes. Le journal Libération rapporte le cas de cette prétendue émeute causée par une horde de jeunes belliqueux près de Lille. Les caméras de vidéo surveillance ont prouvé qu’il ne s’agissait en fait que d’un abus policier caractérisé. Bilan de l’opération pour les 4 jeunes : des coups reçus, un mois et demi de prison préventive et la perte de leur emploi pour 3 d’entre eux.

Cela me rappelle une mésaventure personnelle qui m’est arrivée il y a quelques années qui m’avait coûté une nuit au poste, 92 euros d’amende et 20 euros de visite médicale. J’ai au moins appris ce jour là que nous vivons dans un pays où n’importe quel policier peut vous mettre en cellule pour plusieurs heures sans avoir à se justifier. Il lui suffit de dire que vous étiez manifestement ivre sur la voie publique. Il n’a pas besoin de vous faire souffler dans un ballon, de vous faire faire une prise de sang ou d’utiliser tout autre moyen tangible pour appuyer son accusation. Sa parole suffit. Effrayant, non ?

Note : Merci à Pascal pour m’avoir indiqué l’article en question.

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2 réponses à Les délinquants ne sont pas toujours ceux que l’on croit

  1. Merlin dit :

    Tu as raison sur le fond mais pour le coup de l’ivresse, tu es en droit de voir un médecin. A Paris, les gens sont même systématiquement présentés aux urgences par sécurité. Face à un médecin, tu aurais pu lui demander une prise de sang, ainsi prouver (par après) ta bonne foi et t’appuyer là-dessus pour déposer plainte contre le policier.

    J’ai un ami belge qui a eu un coup du genre. Heureusement pour lui, il était étudiant en droit et a pu s’en sortir mais c’était quand même une sacrée galère.

  2. JMF dit :

    J’ai été présenté aux urgences. Cela a duré en tout et pour tout 3 minutes et m’a coûté 20 euros. Le médecin a pris mon pouls et m’a demandé si j’avais des problèmes de santé particuliers. Je lui ai dit que j’étais claustrophobe. Elle a approuvé ma mise en cellule.

    A aucun moment on ne m’a parlé de la possibilité de faire une prise de sang.

    Enfin, j’ai passé sous silence le dénouement de cette histoire où les policiers qui nous avaient interpellés sont rentrés chez eux avec nos papiers qu’il nous a fallu retourner chercher à leur service suivant. Ils ont d’abord nié avant de les retrouver dans la poche de l’un d’entre eux. Ils nous les ont rendus sans un mot d’excuse pour le dérangement.

    Lorsqu’on s’en était rendu compte en récupérant nos effets personnels, on nous a demandé de remplir une déclaration de perte. J’ai souhaité remplir une déclaration de vol mais le policier a refusé.

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